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Le paysage

Le parti-pris paysager

L’objectif consiste à replacer le bâtiment historique dans un contexte paysager, en végétalisant les abords du bâtiment et le cœur de l’îlot, mais également l’accroche sur le domaine public. Un soin particulier sera apporté aux espèces végétales qui seront locales.

Les espaces paysagers se déclinent en 4 ambiances :

  • La place, ou cour d’accueil permet de raccrocher les Dominicains de Colmar au domaine public.
  • Le jardin du cloître, espace symbolique et historique, de contemplation en cœur d’îlot.
  • Le verger, dit « jardin des simples », correspond à un espace de découverte.
  • La cour d’intendance, comme espace de transition, réservé au personnel.

Les séquences paysagères proposées correspondent au parcours de découverte du site de l’ancien couvent des Dominicains depuis la rue, reprenant les espaces traditionnels qui accompagnent tout bâtiment historique : les cours (d’entrée, d’intendance) et les jardins (cloître et vergers). Cet aménagement répond au désir d’offrir des espaces de transit variés, permettant de traverser différents jardins au rythme de la visite. Cette diversité fonctionnera pour des visiteurs occasionnels et pour les utilisateurs réguliers, autant dans la longueur (au fil du parcours) que dans la largeur au travers de scènes paysagères (visibles depuis les étages).

La place et l’espace d’accueil

Cet espace d’entrée offre une double fonctionnalité :

  • Raccrocher le musée au domaine public et offrir un espace paysager de détente.
  • Accueillir le visiteur et l’inciter à découvrir le musée.

La place sera aménagée de plantes souples (graminées) rappelant la proximité de la Lauch et permettant :

  • D’intégrer la limite de propriété.
  • De souligner le bâtiment et le mobilier.

Le revêtement de sol est traité par un dallage de pierre naturel s’imbriquant dans les massifs de graminées. Des bancs maçonnés, traités en pierre et en bois, inciteront au repos et à la détente. Des plantes grimpantes habilleront la façade en limite nord de la place, favorisant une végétalisation verticale.

L’éclairage sera intégré dans l’aménagement et participera à la mise en valeur du bâtiment, des végétaux et du revêtement de sol.

Le cloître © Bureau Manciulescu ACMH & associés / Ameller & Dubois / Serue / Présence / Endroitsenvert
Le cloître © Bureau Manciulescu ACMH & associés / Ameller & Dubois / Serue / Présence / Endroitsenvert

Le jardin du cloître

Au cœur du musée, ce jardin symbolique, de forme régulière, sera visible depuis l’entrée et à différents niveaux du bâtiment. C’est un espace de contemplation où le traitement des allées en graviers colorés mettra en scène 4 parterres de prairie fleurie délimités par un cordon de massifs arbustifs odorants de strate basse et libre, permettant de retrouver les senteurs aromatiques du cloître décrit dans les textes anciens.

Les arcades du cloître seront soulignées par une structure végétale de plantes grimpantes telles que de la vigne vierge participant elles aussi à retranscrire l’identité du site décrite dans les documents anciens.

Le sol sera abaissé afin de retrouver le niveau d’origine du jardin qui doit être de niveau avec la galerie du cloître. Cette opération se fera dans le cadre de fouilles archéologiques qui permettront de définir le niveau ancien du jardin, le tracé des allées et retrouver les essences originelles.

Le verger et le jardin des simples

Ce jardin des sens, qui clôt le parcours, offre aux visiteurs un espace rythmé de découvertes sensorielles et tactiles qui mettent en valeur des plantes médicinales et condimentaires rappelant l’histoire du site à travers des jardins dits « médiévaux ».

Les « simples » sont étiquetés et présentés dans des parterres de terre surélevés et séparés par des gaulettes de châtaigniers. Des arbres fruitiers, palissés le long des murs, accompagneront cette découverte en développant l’aspect gustatif.

La cour d’intendance

Située dans l’axe de l’entrée, cette zone réservée au personnel sera aménagée en pavés de pierres locales (grès et granit) avec des joints enherbés favorisant une perspective verte depuis l’accueil. Ce traitement de sol permettra la circulation des véhicules. En périphérie, une zone dite tampon sera aménagée de massifs arbustifs en différentes strates qui marqueront visuellement la limite de l’espace accessible au public de la zone réservée au personnel du CELI.

Ce jeu de contrastes entre forme et hauteur permettra de créer du rythme, d’orienter les vues et d’offrir un espace de transition.